Les Sègnes, Belges d’hier et d’aujourd’hui

Par Jean-Michel TOURNY, « Bleiz Lukwos olcos »

Au bout de plusieurs années et après avoir vérifié sur le terrain, il s’avère que la population de la Province de Liège, jeunes et adultes, ne connaissent pratiquement rien de l’Histoire de leurs Ancêtres, ou quasiment rien.

Leur Histoire, leur Culture, leurs Racines, leur Passé…ne les intéressent que très peu ou prou.

Comment les jeunes d’aujourd’hui, leurs parents, leurs familles, les « citoyens » de notre petit pays peuvent comprendre un seul instant comment celui-ci est gouverné, ses enjeux, son/leur avenir, s’ils ne sont pas au courant de ce qui s’est passé à la base de ce territoire, il y a de cela plus que 2000 ans d’ici ?

Par ces quelques textes explicatifs assez détaillés mais non exhaustifs il nous paraît des plus intéressants et des plus urgents d’éclaircir l’Histoire des Sègnes de notre belle région et de ses habitants appelés « Wallons ». Il y a donc eu plusieurs peuples appelés les Belges Celto-Germaniques en Wallonie de l’époque.

La région appelée « Belgique » (depuis 1830) rassemble plusieurs peuples de différentes origines occupant le même territoire de l’Europe et ayant gardé plus ou moins les mêmes habitudes de vie dites « celtiques » qui correspondent à une même période de l’Histoire.

Cette période correspond à la fin de la seconde vague celtique dite « KIMRI » ou « de culture brittonique du nord ». Elle subit les influences diverses des peuples voisins.

A la période de la Guerre des Gaules, plusieurs peuples (tribus) dits « belges » ont déjà franchi la Manche pour aller rejoindre les Celtes de la précédente vague dite « Gaélique ».

A cette époque, les Royaumes dits Unis sont tous complètement celtisés.

Le CELTISME est un mouvement de population et de culture indo-européen distinct, issu de l’épanouissement d’une culture qui est venue s’implanter dans le centre de l’Europe à la période dite de Hallstatt.

A l’autre époque de grande extension appelée celle de la Tène, le visage du monde culturel celte est différent par les ethnies qui la composent, par les coutumes funéraires (ensevelissement des corps), par les activités humaines et guerrières.

Tout cela s’explique par la population du cru déjà présent.

C’est aussi pour cela que les différents peuples ont toujours eu des grandes difficultés de se fédérer.

Les frontières naturelles entre ces « tribus » n’ont jamais été définies de manière stable pour la simple raison qu’ils ont toujours tenté de soumettre leurs voisins régulièrement.

Cela était moins courant avant l’Age du Fer.

Tout cela pouvait aller jusqu’à la participation à une guerre pour le peuple vassal qui gardait cependant une certaine autonomie.

C’est la première forme de fédéralisme dans ce que l’on a appelé le « féodalisme ».

Ce système permit autant la survie des différentes tribus que la domination de sa Culture (système employé également par les romains pour faire plier les genoux aux conquis à l’aide d’autres conquis).

Sans ce vol identitaire, Rome n’aurait jamais réussi à dépasser ses limites urbaines.

Le problème a toujours été pour les Celtes qu’ils se limitaient à la satisfaction basique de leurs besoins et de leur fierté, sans jamais avoir plus d’ambitions.

Puis il y a eu la troisième vague de population dans le monde celtique du nord.

Ces peuples frontaliers étaient issus de la zone d’influence germaine et se sont « celtisés » par le biais de leur aristocratie (Aduatuques/Eburons…)

Ils n’ont pas eu d’autre choix pour freiner leurs cousins du nord.

Toute ce territoire germain correspond à un mouvement de mélange culturel et ethnique venant des indo-européens Danois et également bien avant, du Grand Nord…

Il y a, comme on le sait aujourd’hui, une grande similitude dans les croyances répandues sur le continent et celles suivies en Irlande, en Islande, en Grande-Bretagne, en Ecosse…

La particularité de ces Belges du Nord consistait tout simplement en ce qu’ils étaient beaucoup moins influencés par les tribus méditerranéennes et leur commerce.

Dans le Nord, ils étaient plus combatifs, moins urbanisés. Là résidait la différence flagrante.

N’oublions jamais que certaines de ces différentes tribus ont émigré, bougé, changé de région selon leur commerce (clients), selon leurs besoins…Elles se sont alliées entre elles aussi suivant les périodes (protecteurs, ennemis…).

Jules César n’a pas hésité d’exterminer tous ceux qui ne se ralliaient pas à l’empire romain.

Les peuples qui avaient eu la chance de posséder des comptoirs ou des colonies commerciales outre-Manche se sont établis en Grande-Bretagne et en Irlande.

Certains choisirent de prendre d’autres directions.

Le cas des Bétasses et d’autres tribus correspondait à la migration germanique qui a permis de renforcer les troupes celtes.

Celui des Tongres « Sicambres », anciens voisins des ancêtres des Atuatuques, des Sègnes et des Pémanes (Cimbres et Teutons venus se réfugier en Ardenne après leur périple en Ibérie et ayant refusé la confrontation avec Rome), est un cas de « repeuplement » de l’ancien territoire des Eburons, par Jules César.

Mais cela ne s’est pas passé comme César l’avait souhaité. Les Tongres s’associèrent aux autres tribus et aux Francs (qui étaient germains) pour former la plus grande coalition germaine connue en Francie.

Les Francs Saliens soumirent les Francs Ripuaires puis les adversaires germains afin de former le plus grand empire de l’époque post-romaine qui adopta le monothéisme, donc le christianisme….

Cette période prépare la grande histoire des Bretons (majoritairement brittoniques ou Kimris).

Elle préfigure l’invasion de l’Irlande par les Belges (Belgae) alors que d’autres tribus belges avaient déjà atteint la grande Eire. C’était les Fir Bolgs, flot ininterrompu de Kimris…

Autrement dit, il faut se rendre à l’évidence, beaucoup de Bretons ont été des Belgae tandis que le reste de l’Albion (Grande Bretagne) et de la Gaule est majoritairement Brittonique.

Au niveau des langues/dialectes, résumons. Le « cornique » est une isolation de la langue des Gaels tandis que le gaélique subsiste encore plus au nord et en Irlande.

Le Scott est le résultat du mélange celte/irlandais.

Les peuples armoricains sont, pour certains, issus de la migration des Belgae lors de l’avancée germaine et ont émigré aussi vers l’Albion (Grande-Bretagne).

La grande migration brittonique (2ème vague) avait déjà atteint la Grande-Bretagne. Les peuples « mixés » de la première migration étaient de type gaélique.

Et il y a donc eu le commencement de migrations de type germanique.

Le mélange des vagues successives qui ont continué d’arriver confirme déjà la conscience d’une Identité Celte Collective qui s’est implantée au-delà d’un marquage indo-européen traditionnel européen.

Après les invasions germaniques en Grande-Bretagne et en Europe lors de la période de Christianisation générale, les peuples bretons vont revenir sur le continent et donner le résultat que l’on sait en passant automatiquement par les « Illuminati »… (sujet à creuser…c’est incontournable!).

La Bretagne subira encore l’influence de Rome partiellement.

Grâce à l’autarcie (régime économique d’un pays qui tend à se suffire à lui-même) irlandaise, la culture a pu se répandre sur le continent à travers le christianisme…

Il faut distinguer les Germains de la dernière vague à ceux qui influent déjà à l’époque des anciens Celtes.

Ceux de la dernière vague sont beaucoup plus proches de l’identitaire celte que leurs descendants influencés par la culture du Nord et les mouvements de population scandinaves. Cela nous ramènerait à l’ »Hyperborée »…

La véritable « culture germaine » s’est véritablement distinguée à la création de l’empire germanique franc.

Mais où sont passés les BELGES d’hier, aujourd’hui ?

Ils se sont mélangés en plusieurs endroits : en Belgique, à moitié, dans les deux Bretagnes (la continentale et l’insulaire), dans le Nord de la France.

Les Belges d’aujourd’hui (dispersés donc) sont proches des Anglais et des Alsaciens par leur mélange culturel et des Bretons par cousinage direct.

La définition de la Gaule veut se rapprocher de « l’esprit national » de la France, mais rien n’est moins exact car dans les différenciations de vagues brittoniques, la Gaule et la Belgica (Belgae) forment deux entités sœurs et égales, cousines des autres territoires.

La Gaule d’hier est comparable à la première partie de la première division de l’empire Carlovingien avec une polarisation sud-centre en général (excepté pour certains cas de migrations germaniques).

Le Nord, lui, fut assez influencé par la vague belge s’essaimant par les côtes (Manche, Mer du Nord…).

Tel était l’aspect de ces régions avant la vague romaine, puis, celle germaine.

En résumé, les Belges d’hier furent des acteurs essentiels dans la diffusion du Celtisme, que l’on retrouve aujourd’hui, par leur résistance.

Ils ont su se déplacer, voyager et garder en eux leur Culture à l’inverse des Belges d’aujourd’hui.

Les habitants de la Belgique de l’époque franque, tout comme Rome (donc le Vatican…) furent responsables de la christianisation de l’Europe toute entière, de l’établissement de la France, de l’Allemagne, des principautés et de la persécution des païens.

Le féodalisme était déjà étudié et mis en place bien plus tôt par les roitelets indo-européens et les « Illuminati »…

Les Belges d’aujourd’hui (ceux de Belgique) sont souvent à l’origine du progrès scientifique…mais responsables en partie de l’Union Européenne, avec tous les travers qu’ils comportent.

Les Belges d’aujourd’hui n’ont pas compris qui domine et qui tient les ficelles.

Etre Belge n’est pas un sentiment régional, c’est plutôt l’une des souches importantes et principales de la culture occidentale.

C’est toute la zone du Nord-Ouest de l’Europe qui devrait se reconnaître en terme de comportement, de fierté, de sagesse ancestrale, d’esprit, de racines, de culture…Mais tout se détériore aujourd’hui. Les « petits » Belges sont des « moutons », des « mous », des « nonchalants » des « sans énergie », des « sans réactions », des sans caractère ».

L’Europe, génétiquement parlant, reste toujours divisée en bandes ethniques longilignes (nordiques, centrales, méditerranéennes).

Comme la région devrait être une « famille », la confédération belge de l’Antiquité était un peuple entier.

Mais, aujourd’hui, on est loin d’avoir trouvé un sentiment « européen occidental ».

La capitale, Bruxelles, devient une deuxième Rome qui fait et légifère sur du n’importe quoi…tout est argent et dirigé par les « Illuminati » et les banques…

« C’était au temps où Bruxelles chantait… » disait Jacques Brel…C’était aux temps où les Belgae était courageux, vaillants, avaient de l’énergie à revendre…

Regardez notre jeunesse d’aujourd’hui que l’on endort à outrance…La grande famille indo-européenne est loin de réapparaître…Mais beaucoup de PAÏENS se réveillent, eux qui défendent leur Terre, leur territoire et leurs frontières.

Leurs terres furent des plus fertiles, mais aussi un va et vient chaotique de genres, de familles, de surpeuplement (et ça continue de plus belle!), d’échanges…

La Belgique d’aujourd’hui a oublié presque complètement ses racines et sa culture…Elle se fait étouffer par d’autres cultures.

Les Belges sont certainement restés des novateurs (dans le mauvais sens du terme) mais surtout des apprentis sorciers du style « ce n’est jamais grave…ça ira mieux demain… », des héros mais des brutes.

Les Belges portent en eux le progrès social qui est en train de décliner aujourd’hui, l’esclavage (la colonisation en plus) de la population (les « moutons »), l’écologie qui n’a rien d’écologique ou peu (le « système pastèque », vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur…), l’HYPOCRISIE la plus étalée partout à ceux qui voient et qui ne sont pas ces « moutons »….ceux qui « dérangent » par l’analyse et l’observation profondes et aiguës des événements…